Questions qu’on m’a le plus souvent posées au sujet de l’homosexualité

par Sy Rogers
 

Introduction

Depuis plus d’une dizaine d’années, j’ai travaillé dans le domaine spécialisé et controversé d’aide aux personnes désirant surmonter leur homosexualité. Cela s’est révélé être une expérience instructive ! Ma propre histoire de guérison à la suite d’un brisement dans ma sexualité a été largement médiatisée; ce qui a incité des gens à communiquer avec moi de partout dans le monde. J’ai découvert que sans tenir compte du continent ni de la culture, ceux qui cherchent à comprendre le sujet de l’homosexualité posent généralement les mêmes questions.

Actuellement, il existe plusieurs excellents volumes et articles touchant les aspects cliniques et théologiques qui traitent en détail du sujet de l’homosexualité et de son rétablissement.

Malheureusement, plusieurs de ces documents ne sont pas aisément disponibles ou abordables - en dehors de l’Amérique du Nord et de l’Europe. C’est la raison pour laquelle ce document a été préparé comme une réponse laïque aux questions qui me sont le plus fréquemment posées sur ce sujet.

Quoique loin de penser avoir le dernier mot, et conscient aussi que les meilleures opinions sont tout de même subjectives, mon souhait demeure que ce livret vous soit intéressant et utile.

Sincèrement,

Sy Rogers
 

1. Est-ce que le fait d’avoir des fantasmes homosexuels implique qu’on est homosexuel ?

Un homosexuel est une personne qui a CONTINUELLEMENT des désirs érotiques et romantiques envers, et des liaisons sexuelles avec, des personnes de même sexe. Être « gai » est davantage un statut social (et politique) en ce qu’une personne homosexuelle adopte un mode de vie et une identité qui reflètent l’homosexualité. Il existe plusieurs personnes qui ont des sentiments homosexuels mais qui ne se décriront pas comme « gaies ». Il existe des gens qui ont de brèves liaisons homosexuelles mais ne sont pas des homosexuels pour autant.

La présence répétitive de fantasmes homosexuels pourrait indiquer un certain niveau d’orientation homosexuelle, plus forte pour certains, moins forte pour d’autres. De tels fantasmes n’aboutissent pas nécessairement à une liaison homosexuelle à long terme. Il existe plusieurs personnes qui n’ont jamais agi selon leurs attirances homosexuelles. Cependant, comme l’appétit, plus on « nourrit » la pulsion (par le biais de la pornographie, le fantasme et la masturbation), plus la pulsion prend de l’ampleur. Ceci fera augmenter les risques de liaisons homosexuelles. Lorsque cela se produit, un grand nombre d’hommes homosexuels manifesteront une augmentation sans cesse croissante de rencontres sexuelles. * Notez qu’alors que cette généralisation ne s’applique pas à tous ceux qui ont une orientation homosexuelle, ceci est une représentation correcte chez plusieurs, basée sur des récits de clients et d’études cliniques effectuées par l’Institut Kinsey et Bell et Weinberg : « Homosexualities ».*

C’est un cas de culture et de conditionnement. Comme les liaisons sexuelles deviennent des habitudes plus ou moins fréquentes, une forme de conduite semblable à une dépendance surgit : une vie centrée sur le sexe et une perte de contrôle résultant en ce que la personne prend de gros risques en ce qui concerne sa réputation et sa santé - pourtant sans jamais trouver l’amour à long terme et l’intimité si profondément désirés. C’est un cercle frustrant et typique qui peut, cependant, être brisé avec courage, détermination et soutien.

2. Est-ce que les homosexuels sont nés ainsi ou le deviennent ?

Certains homosexuels se réconfortent avec la pensée que leurs sentiments pourraient être programmés biologiquement en eux, au-delà d’un choix ou d’une responsabilité personnelle quelconque. Des activistes gais déclarent que les homosexuels sont nés gais, et que l’homosexualité devrait donc être perçue comme normale et naturelle. Cependant, d’autres qui ont une orientation homosexuelle se sentent pris au piège face à une telle pensée logique, craignant être des victimes désespérées d’un destin génétique dont ils ne veulent aucune part. Très certainement, les gens ne choisissent pas de développer des sentiments homosexuels. Mais cela n’implique pas qu’une personne soit née préprogrammée à être homosexuelle à toujours. Nous ne sommes pas des robots biologiques. Et nous ne pouvons ignorer les influences environnementales et nos réactions à de telles influences. Même si certains types d’homosexualité apparaissent comme un « produit » de la nature, est-ce pour autant désirable ou normal? La nature produit un grand éventail de conditions biologiques qui influencent la dépression, le trouble obsessif-compulsif, le diabète… mais nous ne considérons pas ces conditions « normales » du fait qu’elles surgissent « naturellement ». Alors, pour quelles raisons donne-t-on à l’homosexualité un autre statut? Il faut aussi noter qu’actuellement, certaines sources du milieu académique suggèrent que l’attirance sexuelle d’un adulte envers les enfants pourrait aussi être le produit d’une influence biologique inhérente. Si cela s’avérait être vrai, devrions-nous alors conclure à approuver le sexe entre les adultes et les enfants ?

Certains croient à une « origine » biologique à l’homosexualité : à la lumière de ces découvertes scientifiques modernes, ils rejettent catégoriquement les prohibitions religieuses face aux comportements homosexuels. Les partisans de cette pensée ne comprennent pas toutefois que lorsqu’une religion déclare certains comportements humains comme mauvais, incluant des actes homosexuels, cela importe peu s’il y a une origine biologique ou pas. En fait, une telle découverte scientifique ne viendrait que confirmer ce que d’anciens écrits religieux ont déjà statué : notre condition humaine présente est imparfaite, à la fois biologiquement et psychologiquement. Des écrits religieux exposent clairement que l’humanité entière lutte avec les conséquences de plusieurs faiblesses inhérentes et dommageables. Cependant, il est aussi dit clairement que nous sommes tenus de surmonter et de maîtriser nos tendances naturelles et nos faiblesses plutôt que de les justifier et d’y céder.

En dépit des nombreuses théories et même des recherches récentes mais non-concluantes concernant les facteurs reliés aux gènes et à l’intelligence, il n’existe encore aucune évidence scientifique valable démontrant que les homosexuels sont « nés gais ». Par contre, si la science un jour confirmait une influence génétique ou quelqu’autre influence hormonale encourageant le développement homosexuel, tous ceux engagés dans l’homosexualité n’auraient pas cette influence en eux. Et comme cela a été clairement établi par les chercheurs du domaine de la génétique, ceux qui subiraient une telle influence ne seront pas obligés d’être homosexuels. Par exemple, certains scientifiques croient qu’il y a des gens qui sont nées avec des influences biologiques face à l’alcoolisme, la toxicomanie, la criminalité et même le divorce. Mais est-ce que cela implique nécessairement que ces gens deviennent, et ainsi demeurent, des dépendants et des criminels ? Le facteur biologique peut agir comme influence, mais il ne justifie pas automatiquement chaque comportement qui en découle. Par ailleurs, il n’élimine pas non plus la responsabilité personnelle, la volonté, la conscience ou la capacité de choisir déterminant si nous contrôlerons ou bien nous nous laisserons contrôler par nos faiblesses.

3. Quels seraient d’autres facteurs encourageant le développement de l’homosexualité ?

La science doit encore prouver une cause biologique absolue aux dix (10) types d’homosexualité. (Voir « Homosexuality : Classification, Etiology and Treatment » pp 519-525. Baker’s Encyclopedia of Psychology, Pub. 1985). Cependant, il existe des données appuyant l’approche que certains types d’homosexualité sont le résultat de problèmes dans le développement psychologique des personnes. Bien que les homosexuels proviennent de milieux différents, plusieurs partagent des tendances et des types de comportements semblables au niveau de leur vécu.

Par exemple, au Singapour, sur l’ensemble de mes clients d’orientation homosexuelle en 1991, 83 % des hommes et presque 70% des femmes ont reporté avoir été victimes d’agression sexuelle ou d’abus, avant l’âge de 12 ans. Par ailleurs, bien au-dessus de 90% ont rapporté avoir senti être négligé ou non-aimé durant l’enfance, particulièrement par le parent de même sexe. 40% ont rapporté une agression sexuelle de leur part. Une autre tendance commune chez mes clients est un antécédent malencontreux d’avoir été ridiculisé et étiqueté « homosexuel » pendant leur préadolescence et leur adolescence. L’étiquetage exerce un énorme pouvoir qui endommage et altère l’image de soi. L’abus et la négligence ne mènent pas nécessairement à l’homosexualité - mais de telles expériences sont universellement typiques chez plusieurs ayant une identité et des problèmes d’orientation sexuels. Je suis d’accord avec plusieurs professionnels qui envisagent le stéréotype de l’homosexualité comme un symptôme d’un blocage émotionnel et du développement de l’identité sexuelle. Pourquoi ? Ceci est clair de la part d’experts de la psychologie développementale : avant que les enfants grandissent en santé et en maturité hétérosexuelle, ils passent à travers une phase ou une étape «pré hétérosexuelle». Après la petite enfance, mais avant l’adolescence, nous devons naviguer de manière satisfaisante à travers une identification et une étape relationnelle avec le même sexe (approximativement entre 4 et 14 ans). Une fois cette phase de construction franchie de sécurité et d’identité, on peut envisager un progrès envers les relations avec le sexe opposé.

La phase du même sexe s’observe très bien, spécialement chez les hommes, qui, à ce moment-là, ne sont pas particulièrement concernés et engagés dans des relations de même sexe. Avant que les garçons grandissent et deviennent des hommes qui « risquent » leur ego dans la poursuite du sexe opposé, ils doivent d’abord être identifiés avec, acceptés et affirmés comme étant « un des gars », par le reste des gars. Malheureusement, ceci n’a pas été le cas chez nombreux de nos clients.

La recherche psycho-analytique moderne a bien documenté le fait que lorsqu’un sain attachement affectif parent-enfant ne se manifeste pas durant la petite enfance, un déficit ou une « faim » d’être aimé et en sécurité est créé. Ceci est particulièrement dommageable quand l’enfant et le parent du même sexe ne sont pas affectivement liés (pour n’importe quelle raison). L’identité de l’enfant et sa sécurité dans sa relation avec l’adulte de même sexe ne se développera pas adéquatement. Ceci, en retour, affectera -- peut-être même sabotera -- les relations futures avec ses pairs à la fois chez les personnes de même sexe et celles de sexe opposé. Dans de tels cas, l’enfant n’est souvent pas capable de se conformer ou d’être à l’aise avec une certaine performance attendue dans sa relation avec l’adulte de même sexe. Ce sentiment d’être « différent » aliène encore plus l’enfant dans ses efforts pour établir des relations satisfaisant habituellement sa sécurité et son identité.

Cette « faim » d’être aimé et en sécurité est douloureuse, et le besoin d’une identité comblée rend l’enfant très vulnérable. Un enfant dans cette situation est poussé ou contraint à compenser d’une certaine façon pour ce qui « manque ». De manière typique, l’enfant se détache émotionnellement du parent de même sexe (il abandonne l’espoir) et se centre sur la prochaine source perçue de nourriture émotionnelle et d’identité sécurisante : ses pairs de même sexe. Cette condition pré homosexuelle émerge sous forme d’ardents désirs exagérés envers des personnes de même sexe : un désir d’être choisi, chéri et protégé (les besoins légitimes que le lien affectif avec le parent devrait avoir comblés). Par contre, à cause de l’insécurité et un sens d’être inadéquat, ici encore, l’attachement affectif avec les personnes de même sexe n’a pas lieu. L’enfant est attiré et il admire, et pourtant il craint et envie ses pairs de même sexe. Conséquemment, une fixation sur ceux de même sexe se développe aboutissant à un arrêt de son développement face à son hétérosexualité. Éventuellement, la dépendance exagérée et émotionnelle symptomatique envers ceux de même sexe devient « sexualisée » avec le début de la puberté, ou avant si l’enfant a été sexualisé prématurément à cause d’un abus ou une exposition à la pornographie imprimée. (Cette dépendance ou fixation ne doit pas être confondue avec un engouement ou un béguin typique et temporaire durant l’adolescence.) Dans cet exemple, ce type d’homosexualité psychologique motive la personne à assouvir des besoins légitimes de sécurité non axés sur la sexualité et l’identité. Alors que cette vision simplifiée et générale ne représente pas tous les homosexuels, elle est vraie (basée sur des récits de clients) pour la majorité d’homosexuels « stéréotypés ». À la base, l’homosexualité n’est pas reliée avec « l’amour » et le « sexe ». Elle l’est avec son besoin.

Comprenant ceci, il est évident alors que de rejeter des personnes homosexuelles est une erreur tragique. En effet, l’amour, la compréhension et l’affirmation sont ce dont elles ont besoin. Pourtant, accepter et aimer la personne homosexuelle ne veut pas dire qu’en lui exprimant notre compassion, nous déclarons que l’homosexualité est « normale ».

4. Il y a ceux qui débattent que l’homosexualité ne peut être changée. Et qu’elle ne le devrait pas non plus. Qu’en dites-vous ?

Après 20 ans d’influence pro gaie avec l’Association psycho-analytique américaine, le concept d’offrir un traitement à ceux qui sont insatisfaits de leur orientation homosexuelle n’a presque plus sa raison d’être. Jusqu’à tout récemment*, des thérapeutes des 25 dernières années ont donné peu d’interventions au-delà d’encourager leurs clients d’orientation homosexuelle à adopter cette orientation comme étant la seule voie à une santé mentale et une vie plus heureuse. (Plusieurs de mes clients ont grandement souffert des conséquences à un tel conseil.) Leur hypothèse est que l’orientation homosexuelle ne peut être modifiée à aucun niveau. Et en ces temps de philosophies politico-correctes, des activistes gais ajouteraient qu’une telle orientation ne devrait pas être changée. Sans tenir compte d’aucune philosophie de vie, un fait demeure : les personnes d’orientation homosexuelle ne veulent pas toutes l’être. On ne veut pas non plus leur être identifiées ni être poussées par leurs désirs homosexuels qui provoquent la détresse. S’abandonner à de telles pulsions ne sera jamais tolérable à cause de convictions morales ou simplement contraires à leur volonté pour d’autres raisons. Les activistes et les thérapeutes pro homosexuels ne représentent pas tous ceux qui ont une orientation homosexuelle.

Des thérapeutes pro gais insistent sur le fait qu’il y a un manque d’éthique à offrir un traitement à l’homosexualité, déclarant cet état incorrigible. Suggérant le rétablissement comme une option est non seulement un faux espoir, déclarent les partisans gais, mais aussi offensant en impliquant que l’homosexualité pourrait être moins souhaitable que l’hétérosexualité. Peut-être avec de bonnes intentions, et pour paraître « progressistes », plusieurs thérapeutes de l’Occident ont malheureusement adhéré à cette logique restreinte à une catégorie de personnes au détriment de ceux désirant et nécessitant un traitement professionnel dans l’atteinte de leur objectif de surmonter leur homosexualité.

Sans tenir compte de la méthode, certains défendent la « bonté » et la normalité de l’homosexualité : plusieurs ont été rétablis - ou sont en train d’être rétablis - de cet état. J’utilise le terme « rétablissement » et non « cure ». Le terme rétablissement sous-entend plus exactement une finalité d’ouverture et un processus inachevé qui inclut l’élément « risque de rechute » (même si pour plusieurs, ce risque est très minimisé).

Il n’y a pas de différence avec d’autres problèmes personnels de contrôle comme l’alcoolisme : un certain niveau de rechute possible demeure mais les comportements et les envies changent, et la qualité de vie est améliorée – quoique imparfaite. Le fait demeure que plusieurs thérapeutes particulièrement en Amérique et dans l’Europe de l’Ouest sont devenus las face aux protestations pro gaies et aux conseils « laisse-toi aller et sois gai » offerts à ceux qui ont une orientation homosexuelle. Des thérapeutes et des experts reconnus dans ce domaine publient des ouvrages récents démontrant avec preuves à l’appui que les personnes orientées vers l’homosexualité peuvent :

  • Changer leur conduite, c’est-à-dire rompre leur engagement homosexuel ;
  • Modifier, réduire, gérer et dans certains cas presque éliminer leurs pulsions et attirances homosexuelles ;
  • Et dans plusieurs cas (quoique non pas tous), expérimenter un ajustement hétérosexuel satisfaisant.

Même si pour plusieurs, on ne pouvait éliminer complètement le facteur de l’attirance homosexuelle, la réduction et la gestion de tels sentiments pourraient être désirées et atteintes comme un progrès évident comparativement à une vie auparavant régie et limitée par de telles pulsions. De façon incontestable, les seules personnes qui se sentent vraiment menacées et offensées par le concept de rétablissement sont des activistes gais de l’ouest qui exigent certains droits civils basés sur les prémisses raciales d’un statut inhérent et inchangeable. Une telle forme d’activisme aurait pu faire beaucoup pour avancer des faits plus justes concernant le rétablissement.

Parce qu’un certain rétablissement de l’homosexualité peut être atteint chez ceux qui sont motivés et qui reçoivent du soutien, je me joins à mes collègues professionnels qui soutiennent qu’un manque d’éthique empêche d’offrir l’option de traitement face à l’objectif de guérison, lorsque désiré. Un thérapeute qui peut se sentir sceptique ou opposé à l’idéologie favorisant le rétablissement devrait au moins être assez professionnel pour pourvoir à une référence appropriée plutôt que de tenter convaincre le client d’adopter l’homosexualité comme étant la seule option possible.

*Afin de rencontrer les questionnements de ceux désirant la guérison, pour assurer leurs droits de recevoir un traitement professionnel et pour contrer la propagande « pro homosexuelle » au sein de la communauté professionnelle, plusieurs docteurs et thérapeutes ont adhéré à l’organisation : National Association For Research and Therapy Of Homosexuality (NARTH). Pour plus d’informations, communiquez avec NARTH, 16542 boulevard Ventura #416, Encino, CA 91436, Etats-Unis (www.narth.com).

5. On trouve des critiques de vos efforts qui disent que les gens qui tentent de surmonter leur homosexualité sont seulement des « martyrs » réprimant leur vraie sexualité, ou que les gens qui ont en fait changé n’ont jamais été de vrais homosexuels. Et qu’en est-il de ceux qui ont essayé de changer mais qui ont récidivé ?

Je répondrai d’abord à la dernière question. Il est regrettable que chaque programme de rétablissement ait son taux d’échec. Il y en a de ceux qui commencent leur démarche de rétablissement et qui décident ensuite que ce n’est pas ce qu’ils veulent… ou qui décident franchement que c’est trop difficile… et en effet, C’EST difficile au début. Malheureusement, non seulement des clients tombent parfois ou abandonnent, mais des conseillers, des pasteurs, des thérapeutes et des psychiatres ne sont pas immunisés face aux désirs sexuels. Plusieurs professionnels ont été victimes de leurs propres incompréhensions, passions et mauvais choix. Tragiquement, quand des responsables et des conseillers ont des échecs moraux, spécialement dans mon domaine précis, cela occasionne non seulement des conséquences personnelles, mais cela discrédite des programmes de rétablissement comme le nôtre.

Quoique les sentiments sexuels soient puissants et, pour certains de mes clients, se développent à un niveau de dépendance, je considère que le vrai problème ne se situe pas au niveau des hormones ni même du désir d’intimité qui démantèlent le rétablissement. C’est souvent l’immaturité. Ceci se révèle de plusieurs façons : comme un manque de maîtrise de soi. Ou dans des attentes irréalistes, alors que le client pense qu’il devra un jour commencer à convoiter le sexe opposé au degré qu’il le faisait autrefois pour le même sexe. Ou qu’il devrait être amnésique, comme si son histoire reliée à l’homosexualité n’avait jamais eu lieu…

Parce que notre programme a une fondation religieuse, plusieurs clients s’attendent à ce que Dieu permette que tout se déroule très rapidement à leur propre convenance. Et lorsque Dieu n’intervient pas ainsi, ces clients deviennent désillusionnés et démissionnent. Quelques-uns médisent au sujet de notre programme et l’effort de rétablissement en général. Ils disent : « J’ai essayé ». Il y a certainement des personnes homosexuelles qui sont blessées, comme giflées par la tournure des événements, et qui sincèrement voulaient changer. Mais à cause de leurs attentes irréalistes, et une lacune dans leur compréhension au sujet du rétablissement, leurs espoirs n’ont pas été réalisés - ou pas assez vite. Tout succès dans la vie consiste non seulement à essayer sincèrement, mais aussi à persévérer. Environ 50% de nos clients rétrogradent en effet dans leur conduite homosexuelle durant les deux premières années de leur effort de rétablissement. Ils ne sont pas condamnés. Ils sont encouragés à essayer à nouveau. La rechute est une réalité pour certains quel que soit le programme. Plusieurs de ces programmes soit de désintoxication face à un problème d’alcool ou de drogue ont un très haut degré d’échec mais cela n’en font pas des programmes inefficaces. Cela n’implique pas non plus que la dépendance ne puisse être surmontée. Certaines personnes prennent plus de temps à mettre leur vie en ordre. La plupart de nos clients brisent éventuellement leur mode de conduite sexuelle et progressent au-delà du contrôle de leurs pulsions homosexuelles. Ils découvrent alors qu’à la base de « ce qu’ils font » se trouvent une panoplie de sujets non-résolus expliquant « pourquoi il le font ». C’est alors que le vrai travail commence. Le rétablissement n’est pas un événement - c’est un parcours qui en effet tient compte d’un risque de rechute. Mais pour l’instant, plusieurs hommes et femmes orientés vers l’homosexualité ont changé et sont en train de changer sous des aspects qu’ils n’auraient jamais cru possible. (Selon les statistiques, des études cliniques variées révèlent un niveau de rétablissement soutenu de 33% à 60%. Plusieurs programmes de rétablissement comme le nôtre estiment un niveau de succès d’environ 60% à 65%).

En ce qui concerne l’argument que « ceux qui ont changé n’étaient pas de vrais gais », j’imagine que la plupart de mes clients trouveraient cette idée très drôle, et demanderaient « qu’est-ce qu’une personne aurait besoin de faire pour se qualifier comme vraiment homosexuelle? » J’ai déjà entendu cet argument ; on poursuit en prétendant que ceux qui ont changé étaient vraiment destinés à être hétérosexuels et qu’ils n’étaient que confus. Éventuellement c’est leur vraie préférence qui a surgi. Bien, si c’est ainsi, alors le milieu gai doit être rempli de plusieurs pseudo gais confus… qui devraient être hétérosexuels et ne le savent tout simplement pas. Par conséquent, au lieu de critiquer nos efforts, les partisans gais devraient plutôt nous aider à séparer les pseudo gais des « vrais ».

Enfin, la plupart de mes clients ont de fortes convictions morales et religieuses. Je suis d’accord avec ceux qui nous critiquent qu’il y a des éléments de répression et de martyre dans leurs efforts de rétablissement. Mais est-ce vraiment une mauvaise chose? Par exemple, si quelqu’un m’insultait, je pourrais vouloir donner tout de suite la réplique; et cette tentation étant très forte, naturelle et même satisfaisante si j’y cédais. Pourtant, si je réprimais mon envie naturelle de le faire, serait-ce mauvais ? Un homme marié peut ressentir une attirance face à une jolie collègue de travail, mais si par déférence à ses vœux de mariage, à sa femme et ses enfants, à sa réputation et son travail, il réprime son instinct sexuel, est-ce mauvais ?

Dans ces deux exemples, la pulsion humaine et naturelle est restreinte et soumise à un plus haut standard de conduite : la maîtrise de soi ou l’indulgence. Vivant dans une époque préoccupée avec le sexe où on nous encourage à se gratter chaque fois que ça picote, à combler nos appétits et se permettre chaque caprice et chaque désir, l’idée d’être maître de soi, de se restreindre et de se priver volontairement doit sembler comme une épreuve de martyre en effet. Mes clients s’empêchent eux-mêmes, particulièrement au début de leur démarche de croissance, d’agir selon leur seule façon de vivre et d’aimer qu’ils ont toujours connue. Mais comme tous les martyrs, ils la sacrifient volontairement parce qu’ils croient en des choses plus importantes que la satisfaction de soi. Ils envisagent leur déni de soi comme un investissement avec une récompense éventuelle en compensation pour leur sacrifice immédiat.

Peut-être que leur sacrifice volontaire implique un concept de « foi » ou de confiance en Dieu. L’emploi du terme « foi » a été prouvé être universellement reconnu comme l’ingrédient majeur pour obtenir le succès dans différents programmes de rétablissement.

6. La question de l’homosexualité a aussi créé une controverse dans l’arène religieuse. Certains disent que Dieu condamne les homosexuels. D’autres disent que l’homosexualité est un cadeau de Dieu. Quelle est votre opinion ?

Beaucoup de personnes d’orientation homosexuelle sont très intéressées en matière de foi, particulièrement à la foi chrétienne. Ceci est dû à l’influence de longue date et globale de l’éthique judéo-chrétienne relative à l’homosexualité. Basées sur ma recherche dans les Écritures, combinée à mon exposition relative à la théologie pro gaie, et mon étude de plusieurs ouvrages écrits par des théologiens experts sur le sujet de la sexualité et de l’homosexualité, voici mes conclusions.

L’orientation homosexuelle est une des nombreuses faiblesses affectant l’humanité. Ceux qui ont cette orientation ne sont pas exclus de l’amour de Dieu, et n’ont pas moins de valeur qu’une autre personne à Ses yeux. Ceux qui veulent exercer un ministère dans l’œuvre de Dieu devraient pouvoir le faire, à condition qu’ils ne vivent pas comme homosexuels, et qu’ils contrôlent, n’entretiennent pas, leur orientation homosexuelle. Il est clair selon les Écritures que tous ceux qui déclarent leur allégeance à Christ sont appelés à obéir au standard sexuel général de Dieu : pas de sexe hors du cadre d’un mariage hétérosexuel. Pourquoi ? Pour la protection de soi et des autres, car le sexe a le pouvoir de vie et de mort. De plus, ceux qui suivent la voie de Christ ont été rachetés par Dieu, et ne sont pas libres de vivre selon leurs désirs. Ils doivent honorer Dieu et le pouvoir créatif / destructeur du sexe en se gardant eux-mêmes purs dans leur sexualité. Il n’y a absolument aucune mention dans les Écritures à l’effet que Dieu serait à l’origine de l’orientation homosexuelle et qu’il bénisse les unions homosexuelles, comme certains le revendiquent. (Voir 1 Corinthiens 6 :18-20). Des comportements homosexuels, cependant, sont décrits comme une violation du dessein et de l’intention de Dieu face à la sexualité parce qu’ils font partie de tout ce qui représente le sexe hors du cadre du mariage hétérosexuel. Les langues originales utilisées dans les Écritures (et selon le contexte) ne sont pas vagues en ce qui concerne cette question. Le Nouveau Testament a davantage de commentaires spécifiques que l’Ancien Testament, mais les deux parties de la Bible sont en accord quant aux comportements homosexuels dits « péchés », signifiant « désobéir », et «manquant l’intention de Dieu ». Les Écritures démontrent de toute évidence que le péché sexuel est source de plaisir et peut être satisfaisant au niveau émotionnel. Mais ultimement, cela mène à la défaite personnelle et peut être autodestructeur. Les Écritures déclarent aussi clairement que le pardon et la réconciliation avec Dieu sont possibles ainsi que l’option de vivre différemment pour tous ceux qui se tournent vers Dieu, se soumettant à Ses standards. Ceci est vrai pour les homosexuels, comme c’est aussi évident dans un exemple du Nouveau Testament parmi l’église des Corinthiens : des ex-adultères, des ex-prostitués et des ex-homosexuels ont été inclus comme membres de la famille de l’église. (Voir 1 Corinthiens 6 : 9-11).

Typiquement reliées à l’Occident « dogmatique» et individualiste, il y a deux visions religieuses flagrantes au sujet de l’homosexualité : la vision fondamentaliste (« lapidons-les ») par opposition à la vision libérale (« non, ordonnons-les prêtres »). Le Nouveau Testament des Écritures s’adresse à ces deux extrêmes avec un conseil équilibré : l’optique sévère et empreinte de jugement est avertie de ne pas regarder les homosexuels avec mépris à moins qu’on ne veuille aussi être jugé de la même manière. Pourtant, il y a aussi un avertissement sévère pour ceux qui choisissent une perspective plus « accommodante » : attention à ceux qui voudraient enseigner que la faveur et la « grâce » permettent le sexe hors du cadre du mariage hétérosexuel. (Voir Romains 1 et 2 :1-4 / Jude v.4)

Jésus n’a pas mentionné spécifiquement la notion d’homosexualité. Mais il n’a pas non plus mentionné l’inceste, le viol ni la bestialité. Il n’a probablement pas eu besoin d’indiquer ces problèmes parce qu’ils étaient clairement considérés comme des péchés moraux à son époque. Cependant, Jésus a toujours soutenu la Loi de l’Ancien Testament qui nomme l’homosexualité un péché. (Jésus n’a fait que protester contre les interprétations cérémonieuses et symboliques de la Loi de l’Ancien Testament … mais il s’assura de clairement exposer que la Loi (morale) gouvernant les relations interpersonnelles doit demeurer.) Jésus a démontré de la grâce à ceux qui transgressaient la Loi morale - comme la femme prise en flagrant délit d’adultère. Cependant, il lui a aussi ordonné d’obéir à Dieu en lui accordant une deuxième chance et de délaisser sa vie de péché sexuel.

L’Ancien et le Nouveau Testament pourvoient à des exemples des cultures hébraïques et araméennes de relations avec le même sexe qui étaient intenses (Jonathan et David), loyale et de soutien (Ruth et Naomi), affectueuse (Jésus et Jean, son disciple). Mais, comme les langues originales le transmettent clairement, ces liens affectueux de même sexe n’étaient pas empreints d’homosexualité. De les interpréter comme tels est de mal comprendre la culture ancienne des Hébreux et le fait que les gens hétérosexuels apprécient universellement les relations intimes, émotionnellement satisfaisantes entre personnes de même sexe sans aucun motif d’intérêt homosexuel.

En conclusion, il est évident que nos faiblesses, et nos honnêtes luttes confessées face à la sexualité ne devraient pas nous séparer d’un Dieu aimant et compréhensif. En fait, les Écritures établissent clairement que de tels problèmes doivent plutôt nous propulser vers Lui, pour Son réconfort, Son assurance et Son secours ! Les Écritures inspirent l’espoir que nos problèmes sexuels sont en effet compréhensibles, pardonnables et corrigibles avec l’aide de Dieu. Pourtant, les Écritures nous avertissent aussi que Dieu ne nous exemptera pas des conséquences souvent pénibles à nos choix de désobéissance. Il n’exigera rien de moins que la première place dans nos vies : nos faiblesses ne peuvent l’offenser. Mais lorsque notre style de vie, nos relations, ou notre sexualité deviennent plus importants, nous offensons Celui qui désire que nous Le recherchions encore plus que ce que nous-mêmes recherchons pour notre propre plaisir.


En respectant ceux qui ne partagent pas ma façon de voir, et pour ceux qui sont en train de formuler leur propre opinion au sujet de Dieu et la question d’homosexualité, laissez-moi conclure avec un petit conseil qui m’a été utile. Si cette question est d’un souci réel, alors faites votre propre recherche dans les Écritures. Ne dépendez pas seulement des opinions des autres. Si c’est l’avis de Dieu que vous voulez, alors allez à la Source !


7. Est-ce que la promiscuité parmi les homosexuels déclinerait si « d’être gai » et des mariages gais étaient socialement acceptés ?

Possiblement pour certains, mais probablement pas pour plusieurs, surtout parmi les hommes gais. Selon les recherches, les hommes gais, contrairement aux lesbiennes, sont moins portés à rester fidèles à leur partenaire. Ce fait n’est pas le résultat de nos sociétés intolérantes. Plutôt, il est un reflet de la dynamique d’une union homme à homme, et les besoins sous-entendus motivant la personne homosexuelle. Un pourcentage plus faible d’hommes gais ayant adopté un style de vie homosexuel ont des relations satisfaisantes à long terme et parfois très stables. Cependant beaucoup plus d’unions avouent être des liaisons « ouvertes » où l’infidélité est considérée comme un ajout favorable à la relation. Certains de ceux qui protestent en faveur d’une plus grande tolérance déclarent que cela réduirait le facteur de promiscuité commun au style de vie gai. Ils affirment qu’une société non-tolérante ne peut que mener à un milieu à part dans la pénombre de la société et empreint de promiscuité, mais qu’en rendant légitime l’homosexualité et en la déstigmatisant, toute cette activité risquée serait éliminée. Vraiment? En général, l’expérience moderne, l’information sociologique, les statistiques médicales et les rapports historiques révèlent l’opposé : quand la société relâche ses standards sexuels et devient plus permissive dans ses attitudes, alors la société permet davantage la promiscuité dans les comportements, et non le contraire. En ce qui concerne la tolérance sociale, les homosexuels ayant adopté un style de vie relié à leur orientation forment une sous-culture d’influence dans plusieurs pays développés. Loin d’être opprimés, ils vivent ouvertement dans les régions urbaines importantes partout dans le monde. Comme dans les villes de New York et de San Francisco, ils se sont « installés » dans les districts entiers de certaines villes. Ils ont des églises gaies, des clubs gais, des entreprises gaies, des services de fréquentation gais, des théâtres gais, des parades gaies, des groupes de citoyens séniors gais, des agences de voyages gais et plus. Il existe des mariages gais. Et des homosexuels sont en train d’acquérir le privilège d’adopter des enfants dans certains endroits. En dépit de toute cette augmentation d’avantages à vivre ouvertement selon leurs désirs, le modèle de promiscuité n’a pas changé de façon significative. Même au sein du mouvement « progressiste » et conscientisé face au SIDA de l’Occident, les multiples rencontres sexuelles anonymes demeurent une manière de vivre pour des milliers de personnes, avec ou sans « protection ». En dépit d’une culture accommodante, cette conduite, si typique chez ceux qui adoptent « le style de vie », démontre soit l’extrême dans l’indulgence par rapport à soi, soit une dépendance destructrice. Est-ce qu’une plus grande tolérance sociale aurait vraiment un impact différent ?

8. Est-ce que mon ministère risque d’encourager l’homophobie ?

Non. En fait, bien au contraire. (En effet, il y a des activistes gais qui le reconnaissent). En tant qu’enfant, adolescent et adulte, j’ai souffert de continuelles agressions verbales et physiques à cause de réactions homophobiques reliées à ma supposée homosexualité. (Je dis « supposée » parce que ceux qui m’ont agressé ne savaient pas si j’étais vraiment homosexuel ou pas. Ils ont « supposé ».) Je comprends très bien l’injustice dont plusieurs personnes d’orientation homosexuelle souffrent. Je travaille fort pour contrer les attitudes homophobiques – surtout parmi les groupes religieux, qui sont perçues comme étant les moins tolérantes face aux homosexuels. La majeure partie de mes efforts au sein de mon ministère est investie dans les opportunités éducationnelles, où je m’applique à développer la compréhension, le respect et la compassion envers ceux qui ont une orientation homosexuelle. Et j’ai aussi eu l’occasion de voir plusieurs attitudes empreintes de dureté et de préjudice changer. Je crois qu’ « aimer son prochain », et de « se conduire envers les autres comme nous voudrions que les autres se conduisent avec nous » ne sont pas une option des valeurs chrétiennes. En fait, ces commandements me rendent libre d’aimer, plutôt qu’être celui qui juge. Malgré encore les circonstances empreintes d’injustice et d’intolérance, cela est aussi vrai, comme jamais auparavant, que les gens sont plus tolérantes et accueillantes envers les personnes homosexuelles.

Ces temps-ci, la plupart des gens trébuchent de bien des façons afin d’éviter d’être perçues comme « discriminantes » et « insensibles » surtout depuis l’avènement du SIDA. Pourtant, plusieurs activistes gais, toujours insatisfaits, ont élargi la définition de l’ « homophobie ». À l’origine, on utilisait ce terme pour décrire ceux qui ont une peur irrationnelle face aux homosexuels /à l’homosexualité (protestant avec haine et violence contre les homosexuels) ; les activistes incluent maintenant ceux qui osent désapprouver la perspective et la philosophie pro gaies. Vous êtes soit complètement pro gai et donc « illuminé et progressiste » ou bien on vous étiquette comme un fanatique rétrograde et homophobe. Cette polarisation est triste et fausse. La plupart des gens - même celles qui démontrent de la tolérance, de l’acceptation et de la libéralité n’envisagent pas encore l’homosexualité comme l’équivalent moral et relationnel à l’hétérosexualité - et ne l’envisageront probablement jamais. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’on haïsse les gais. Ce n’est pas un cas de « soit ceci, soit cela » comme le suggèrent les activistes gais. La plupart des gens ne considéreront pas les homosexuels comme une minorité raciale légitime qui leur donne accès à tous les droits de cette minorité. Les campagnes de propagande par les médias ne pourront pas changer cette situation non plus. En fait, on trouve une lassitude croissante dans l’Occident à cause des exigences stridentes des activistes extrémistes qui ne représentent pas nécessairement le vaste spectre de toutes les gens d’orientation homosexuelle. (Des recherches récentes révèlent que les homosexuels représentent environ 1 à 2 pourcent de la société … et non les chiffres précédemment cités à 10% qui sont incorrects.)

9. Comment aidez-vous les gens qui ont des problèmes reliés à leur homosexualité ?

Premièrement, ces gens doivent vouloir notre aide. Évidemment, ce ne sont pas tous les homosexuels qui veulent changer. Certains envisagent leur situation comme inchangeable et cherchent à en tirer le meilleur parti possible dans leur vie. Cependant, ceux qui nous contactent ont pas mal déjà pris leur décision : ils veulent changer et ils ont besoin d’aide. Auparavant, la plupart de nos clients ont tenté de vivre la « vie gaie » -- parfois, durant plusieurs années. Ultimement, ils n’étaient pas satisfaits et ont aussi admis ressentir un profond conflit moral intérieur qui ne disparaissait pas malgré tous leurs efforts pour adopter un point de vue libéral et pro homosexuel. Dans nos sociétés actuelles plutôt permissives, les gens ont en général la liberté de poursuivre leur choix homosexuel selon leurs désirs. Pourtant, les personnes qui cherchent à surmonter leur situation homosexuelle méritent notre soutien en poursuivant cette option. En somme, le rétablissement de l’homosexualité a rapport avec la « croissance ». De façon plutôt littérale, ceux en cours de rétablissement « croissent au-delà » de leur fixation face aux personnes de même sexe et « croissent hors de » leur homosexualité. Cette croissance, cependant, est un processus à long terme - à plus long terme pour certains que pour d’autres. Et pour plusieurs, le « rétablissement » signifiera un engagement à vie. Des programmes de rétablissement comme le nôtre n’offrent pas une solution à tous les problèmes. Nous ne le prétendons pas. Les clients qui participent à notre programme ne seront pas subitement transformés en étalons hétérosexuels performants comme s’ils n’avaient jamais été homosexuels. Bien longtemps après avoir quitté notre programme, ils devront quand même être responsables dans leur façon de gérer leur vie et leurs faiblesses résiduelles. Alors qu’est-ce qu’on offre dans notre programme ? Simplement, nous ne sommes qu’un ingrédient dans le parcours vers le rétablissement - ce qui est vrai pour tout programme de rétablissement.

Cependant, nous avons un rôle de « pierre de gué » qui peut se révéler être un pivot chez la personne qui établit une vie différente pour elle-même. Nous envisageons le processus de rétablissement comme une progression graduelle vers, et à travers, des objectifs importants. Certains de ces objectifs incluent :

  • Se réapproprier le contrôle de soi ;
  • Démasquer les croyances sous-entendues et les mécanismes de défense qui bloquent la croissance et nourrissent les pulsions ;
  • Apprendre à reconnaître et à satisfaire des besoins d’intimité et de sécurité à l’intérieur de contextes sains et non-sexuels ;
  • Résoudre des conflits provenant de traumatismes et de rejet dans l’enfance ;
  • Développer des habiletés bénéfiques de gestion de sa vie ;
  • Croître en relation avec Dieu et les autres.

Une grande quantité de volumes ont été écrits détaillant « comment » accomplir tout cela, selon des perspectives cliniques et théologiques. Puisque nous ne pouvons tout expliquer dans cet article, veuillez vous référer aux volumes énumérés à la fin.

Alors qu’une partie de notre programme pourvoit à un enseignement visant à discerner et gérer sa propre vie, c’est à travers les réunions hebdomadaires de groupes de soutien que nos clients trouvent l’encouragement nécessaire pour persévérer et progresser. Des groupes de soutien ont prouvé leur efficacité en tant qu’outil temporaire et aidant pour assister ceux qui luttent afin de surmonter plusieurs problèmes de contrôle de soi - incluant l’homosexualité. En fait, 90% des agences comme la nôtre organisent de tels groupes en plus des consultations, de conseil et de services de références.

Dans un groupe de soutien, le client est d’abord « accepté tel qu’il est » et tenu « redevable » pour sa conduite et sa croissance. L’effort de rétablissement est un fardeau partagé dans un endroit sûr parmi ceux qui comprennent et qui sont un soutien appuyant les valeurs du client et ses objectifs visant son rétablissement.

Quoique les groupes de soutien ne puissent « tout faire », ils peuvent ressembler à un oasis merveilleux dans leur parcours !

Alors que la fixation en rapport avec le même sexe est confrontée, que les traumatismes sont guéris et les besoins rencontrés, la croissance ne peut que surgir. Et avec cette croissance, un développement du potentiel hétérosexuel devient une possibilité. Éventuellement, nos clients dépassent leur saison de dépendance face à notre programme et s’intègrent plus confortablement et honnêtement à l’intérieur d’autres systèmes sociaux de support comme les groupes de fraternisation au sein d’églises. Et leur croissance loin de l’homosexualité se poursuit!

Quelques-uns demandent si nos réunions de groupes pourvoient à un terrain de «fréquentation» ou de problème de tentation pour nos clients. Même s’il peut comporter un risque de placer ensemble des gens qui ont des fixations de même sexe au sein d’un groupe de rétablissement de même sexe, on ne trouve pas en réalité ce problème qu’on puisse soupçonner. Pourquoi ? D’abord, nous faisons un tri parmi ceux qui désirent adhérer à notre programme. Nous épelons très clairement notre ligne de conduite, qui inclut nos attentes et nos instructions pour les clients s’il leur arrive de se trouver « attirés » ou « poursuivis » par un membre du groupe. De telles attirances parmi le groupe vont arriver. On a démontré qu’elles sont temporaires et n’aboutiront pas à un échec moral. (D’ailleurs, les attirances au sein du groupe contribuent à ce que nos clients affrontent, interprètent puis gèrent leurs attirances de même sexe.) Avant de participer à un tel groupe, nos clients signent un accord impliquant qu’ils seraient expulsés du programme de soutien s’ils s’engageaient dans une liaison sexuelle avec un autre membre du groupe. De plus, et peut-être plus important encore, les participants du groupe de soutien sont souvent très engagés face à leur rétablissement. Ils adoptent les valeurs morales qui sont, pour eux, très motivantes, ou ils ne se donneraient pas la peine d’être impliqués dans notre programme. Franchement, si quelqu’un veut « aller magasiner » pour un partenaire sexuel, notre groupe pourvoit à la moindre des possibilités pour ce faire. Lorsque des clients rechutent avant d’avoir pu expérimenter l’atteinte de leurs objectifs reliés à leur rétablissement, les échecs moraux parmi le contexte de groupe sont extrêmement rares selon mon expérience. En fait, le risque diminue alors que des liens d’amitié sont établis dans le groupe.

Réapprendre des manières de vivre, de faire face et d’entretenir des relations n’est pas facile. On peut comprendre que de surmonter l’homosexualité est un défi que plusieurs préfèrent ne pas affronter. Des études cliniques concluent que ceux qui acquièrent en effet le contrôle de l’homosexualité ont besoin de deux ingrédients pour leur succès : une motivation tenace et persévérante, et le soutien d’autres qui croient dans leur effort. A « CHOICES », nous offrons une partie du réseau de soutien nécessaire. Nous pourvoyons à des consultations, à des réunions hebdomadaires de groupes de soutien, et à des références de collaborateurs professionnels dans la communauté. Nous présentons aussi des séminaires et pourvoyons à l’information et aux ressources auprès de ceux qui sont intéressés à en connaître davantage sur le sujet de l’option de rétablissement.


SY ROGERS

La première partie de ma vie ressemble à un camp de concentration émotionnel : ma mère alcoolique a été tuée dans un accident d’auto lorsque j’avais quatre ans. Auparavant, j’ai été abusé sexuellement par un « ami » de la famille. Après la mort de maman, j’ai été séparé de mon père durant un an. J’ai vécu un grand vide émotionnel. Mon identité et ma sécurité comme homme sont restées non affirmées et mal nourries. Plus tard, à l’école, j’étais continuellement ridiculisé, rejeté et agressé physiquement à cause de mes manières efféminées. Malgré mes efforts pour me « conformer à la norme », j’étais sans cesse étiqueté homosexuel et un échec comme homme. Ce n’est pas surprenant que j’ai eu des problèmes. Comme adolescent, je ne me suis pas identifié de sitôt comme homosexuel. Pourtant, j’étais certainement conscient de mes attirances au même sexe et je ressentais de la peur et de la honte. Quelques années plus tard, lorsque je me suis éventuellement impliqué sur la scène gaie, j’ai ressenti un si grand soulagement. Je me suis senti accepté et compris. Enfin, j’avais un endroit d’appartenance. C’était merveilleux pendant un certain temps. Quelque temps plus tard, je vivais dans la voie rapide, et je m’entourais toujours de ceux qui me réaffirmaient et renforçaient la vie gaie. Quand je vivais à Hawaï, mes deux colocataires gais sont devenus mari et mari dans cet État où on a célébré de façon non-officielle le premier mariage gai entre hommes dans une église pro gaie. J’ai été leur « homme d’honneur ». Plus tard cependant, ils ont été les premiers à me dire que c’est possible de surmonter l’homosexualité - ils avaient commencé cet effort eux-mêmes. Ils disaient que Dieu les aidait, et qu’ils priaient pour moi. J’ai ri d’eux avec mépris pensant qu’ils étaient semblables à des traîtres.

Mon propre parcours hors de la vie gaie a débuté lorsque j’ai tenté de m’assurer l’amour des hommes en devenant une femme par le changement de sexe. Quoique je ne me suis jamais résigné à avoir cette intervention chirurgicale, je suivais une thérapie d’hormones et je vivais comme une femme pendant un an et demi. Pourtant, même là, j’ai réalisé que la chirurgie ne pourrait pas vraiment résoudre mes problèmes et ne pourrait m’assurer d’être aimé. Réalisant que je n’avais pas très bien géré ma vie personnelle, j’ai enfin commencé sincèrement à chercher Dieu. C’était ma foi réallumée en Dieu qui m’a conduit dans un nouveau sentier que je croyais jadis impossible pour moi. Ce n’était pas que j’essayais d’arrêter d’être gai. Je ne savais pas «comment» --ou même si cela était possible. J’étais cependant prêt à arrêter de vivre ma vie selon mes barèmes. À la place, je me suis soumis à Dieu selon Ses exigences. C’était en janvier 1980.

En ce temps là, mes amis gais croyaient que j’étais fou. Ils ont dit que je retournerais dans les bars dans une semaine -- un mois -- un an. Je n’y suis jamais retourné. Mais ce n’était pas facile. J’ai eu plusieurs combats au début, mais comme la plupart des efforts qui valent la peine, ma persévérance a été récompensée. Aujourd’hui, j’apprécie beaucoup le privilège de vivre au-delà de mes problèmes du passé. Je prends plaisir à être un mari depuis 1982, et un père. Ce n’est pas une preuve que je ne suis pas gai, mais c’est l’évidence d’une vie que je n’ai jamais crue possible. Le processus de mon rétablissement a pris du temps, et du travail, et de l’encouragement, et de la redevabilité de la part de mes amis de soutien. Plus important encore, mon rétablissement dépendait de ma bonne volonté à coopérer avec Dieu. À travers les années et autour du monde, tous ceux que je connais personnellement -- ou dont j’ai entendu parler -- qui ont surmonté leur homosexualité ont été capables de le faire à cause de la conséquence directe d’une vie soumise à Dieu et engagée dans les traces de Christ. Quoique je ne vivrai jamais ma vie comme si je n’avais jamais été homosexuel, je suis capable de vivre au-delà du fait de l’avoir été. Et mon cas n’est pas unique. Il y a plusieurs milliers d’homosexuels, malgré que la plupart ne l’affichent pas publiquement. J’en ai rencontré plusieurs ici au Singapour, et en Asie… en fait tout autour du monde !


L’histoire dramatique de Sy Rogers ayant surmonté son homosexualité a été partagée sur six (6) continents et dans plusieurs publications et entrevues par les médias. Il a présenté des programmes de remise de prix télévisés et radiophoniques aux Etats-Unis, traitant spécifiquement du rétablissement de problèmes reliés à la sexualité.

Sy a exercé un ministère comme président d’Exodus International en Amérique du Nord, faisant partie du réseau mondial d’agences chrétiennes qui s’adressent à ceux qui ont été brisés dans leur sexualité. Sy a aussi été élu comme l’un des Jeunes Hommes Exceptionnels de l’Amérique (one of the Outstanding Young Men of America), ainsi que le récipiendaire des Services Professionnels à l’Humanité (Who’s Who in Human Services Professionals).

Sy a exercé un ministère parmi l’équipe pastorale de l’église « Church of Our Savior » à Singapour.

Son épouse Karen et lui ont été mariés depuis 1982. Ils ont une fille… pour l’instant.

Plus d’informations au sujet de Sy Rogers sont disponibles à www.syrogers.com .

Ressources

Les ressources mentionnées ne sont que quelques-uns des excellents volumes disponibles traitant du rétablissement de l’homosexualité, de l’agression sexuelle et de la dépendance sexuelle. Pour obtenir plus d’information concernant ces livres et bien d’autres à ce sujet, consultez la section Ressource sur notre site et sélectionnez «livres et vidéos».

Reparative Therapy of Male Homosexuality: A New Clinical Approach, by Dr Joseph Nicolosi. Jason Aronson Publisher.

Origins and Treatment of Homosexuality: A Psychoanalytic Reinterpretation, by Dr Gerard Van Den Aardweg / Praeger Publisher

The Broken Image, by Leanne Payne / Crossway Books Publisher

Counseling and Homosexuality, by Dr. Earl D. Wilson / Word Publisher

Desires In Conflict, by Joe Dallas / Harvest House Publisher (Homosexuality & Lesbianism)

Pursuing Sexual Wholeness, by Andrew Comiskey / Creation House Publisher (Homosexuality & Lesbianism)

Out Of Egypt, by Jeanette Howard / Monarch Publisher (Specifically Lesbianism and Emotional Dependency)

False Intimacy, by Dr Harry W.Schaumburg / Navpress Publisher

The Wounded Heart, by Dr Dan Allendar / Navpress Publisher

Coming Out of Homosexuality, by Bob Davies and Lori Rentzel / Intervarsity Press Publishers


Copyright © 1993. Church of the Savior, Singapour. Tous droits réservés. Affichés à ces pages

web avec la permission de Sy Rogers.