Aider le jeune luttant avec l’homosexualité

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Aider le jeune luttant avec l’homosexualité

Comment reconnaître si le jeune lutte avec l’homosexualité? Les signes suivants ne font pas partie d’une liste exhaustive ni n’excluent d’autres indicateurs des luttes homosexuelles. Plusieurs, si combinés, cependant, devraient vous alerter à la possibilité de problèmes.

1. Rupture de liens relationnels entre parents et enfants.

Environ 80% des individus impliqués dans un mode de vie homosexuel proviennent de foyers où le père abusait d’une substance ou démontrait une dépendance d’autres comportements. Un abus familial (sexuel, physique et émotionnel) et une négligence peuvent avoir un grand impact sur les jeunes.

Ce qui est le plus significatif est une rupture relationnelle et un manque d’attachement entre le jeune et le parent de même sexe. Ceci est d’autant plus vrai entre les garçons et leurs pères. Cette même dynamique est vraie pour les filles, mais plusieurs filles qui se sentent attirées par des personnes de même sexe ont aussi vécu des blessures infligées par leurs pères.

Il est également important de mentionner comme signes externes d’interactions familiales malsaines la manière dont le jeune répond à son environnement familial. Souvent, aucun des symptômes mentionnés ci-haut n’était présent, et pourtant il y a rupture relationnelle. Le problème peut ne pas être réel, mais il est perçu. L’enfant peut interpréter l’absence du parent ou ses actions comme des signes de rejet, même si cela n’est pas le cas. Que le problème soit réel ou imaginaire, l’effet est le même : l’enfant sensible, qui développe un système de défense, se détache émotionnellement pour se protéger d’être blessé à nouveau.

2. Des cycles malsains

Une rupture relationnelle peut créer une fondation destructive menant à une série de cycles émotionnels malsains qui entretiennent l’identification avec l’homosexualité. Alors que tous les cycles peuvent ne pas être apparents chez un seul individu, plusieurs de ces cycles le seront. Ils sont identifiables et progressifs.

Cycle de rejet : Le rejet est au cœur de la lutte homosexuelle. Une vie de rejet commence dès que l’enfant, si jeune soit-il, vit un rejet. Ceci occasionne de la haine de soi et le rejet de son identité sexuelle, produisant un comportement qui crée encore plus de rejet, et ainsi de suite.

Est-ce que le jeune expérimente beaucoup de rejet des autres ? Y a-t-il évidence d’un inconfort avec une personne de même sexe ? Est-ce qu’il/ elle repousse les autres, spécialement ceux/ celles de même sexe ? (Les filles peuvent aussi être lourdement critiques des hommes ou effrayées par eux.)

Cycle de honte : La honte ressemble à un rejet de soi. Cela n’implique pas ce que fait une personne, mais qui est la personne. C’est un sentiment douloureux d’être une mauvaise personne, se voyant soi-même de manière inférieure, sans valeur, suggérant que la personne est déficiente, inadéquate et indigne.

Beaucoup de jeunes qui luttent avec des sentiments homosexuels ont la même attitude face à l’homosexualité que plusieurs ont. La culpabilité et la honte face aux sentiments qu’ils ne peuvent contrôler ou comprendre produisent un continuel dégoût de soi. Connaissez-vous un(e) adolescent(e) qui ressent continuellement qu’il/ elle est une affreuse personne ?

Cycle d’apitoiement : Alors que nous vivons tous une période d’apitoiement de temps à autre, plusieurs homosexuels sont enfermés dans un cycle chronique et sans fin d’apitoiement.

Est-ce que le jeune semble avoir une attitude de « malheur à moi » la plupart du temps ? Est-ce qu’il/ elle a tendance à attirer de l’attention négative sur lui/ elle ?

Cycle de peur : Durant leurs années d’adolescence, plusieurs individus qui éventuellement font leur entrée dans l’homosexualité semblent liés à des niveaux anormaux de peur. Est-ce que le jeune semble être effrayé de tout, de rencontrer de nouvelles personnes, d’aller à des événements sociaux, ou de faire de nouvelles choses ? A-t-il /elle peur de l’échec, du succès, et de ce que les autres pensent ? Est-ce que le monde en général l’incite à la peur?

Cycle d’envie : L’admiration face à certains types de personnes souvent se transforme en envie chez les adolescents aux prises avec des sentiments homosexuels. Ils sont envieux face à certaines caractéristiques manifestées chez d’autres personnes de même sexe et qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes.

Le désir d’acquérir ces traits est une puissante motivation influençant les attirances homosexuelles. Ils pensent trouver chez un autre de même sexe les traits qui les complètent et les rendra entiers et acceptables. Est-ce qu’ils/ elles envient ou sont-ils/ elles attiré(e)s à certains types de personnes avec des traits physiques ou de personnalités spécifiques ?

3. L’isolement

Plusieurs homosexuels adultes se décrivent eux-mêmes comme des « observateurs externes ». C’est parce qu’ils se sentent différents des autres gens. Ils ne trouvent pas leur place dans le moule de la société face à la masculinité ou la féminité. Cette différence est souvent renforcée chez les adolescents par la manière dont leurs pairs entrent en relations avec eux.

Le résultat est l’isolement. Est-ce que votre adolescent est un solitaire ? Est-ce qu’il/ elle trouve sa place dans les événements sociaux ? Est-il/ elle la cible de blagues et d’injures comme « pédé », « homo » ou « lesbienne » ?

4. L’obsession avec un « ami spécial »

Une relation de dépendance émotionnelle, qu’elle mène au sexe ou non, est malsaine. De tous les signes, une obsession avec un « ami spécial » est probablement le meilleur indicateur. Quoique présent parmi les hétérosexuels aussi, c’est plus fréquent dans les relations homosexuelles.

Pendant les années à l’élémentaire et au secondaire, les relations avec les jeunes de même sexe suscitant une dépendance sont normales, mais ces liens affectifs exclusifs devraient être défaits lors des premières années du secondaire.

Est-ce qu’il/ elle semble parler au sujet d’un(e) ami(e) spécial(e) de même sexe tout le temps et ne pas vouloir aller à des endroits sans lui/ elle? Est-ce qu’ils/elles démontrent une affection inappropriée qui rend les autres inconfortables ? Est-ce que l’adolescent(e) est d’humeur maussade ou déprimée quand l’ami(e) n’est pas aux alentours ou quand l’ami(e) développe d’autres relations ? Est-il/ elle possessif (ve) du temps et de l’attention de cet(te) ami(e), désirant être comme lui/elle (dans la tenue vestimentaire, les traits particuliers, etc.)?

5. Une attitude critique, amère

Une amertume non résolue peut se trouver à la base de l’homosexualité. L’amertume face à ceux/ celles qui ont causé des blessures mène à une attitude critique de soi et des autres, souvent prédisposant une personne à l’échec. Est-ce que votre adolescent(e) est dur(e) face à lui-même ou elle-même quand les attentes ne sont pas réalisées ? Est-il/ elle trop critique face aux autres qui sont plus intelligents, de plus belle apparence, ou qui ont ce qu’ils désirent ?

6. Une rébellion ouverte

Une attitude critique engendre souvent une rébellion ouverte. Cette rébellion peut prendre plusieurs formes. Sont-ils/ elles en train de se défaire de leurs valeurs familiales ? Est-ce que leur vision de Dieu a changé ? Est-ce qu’ils/ elles défient les interprétations traditionnelles des Écritures, spécialement celles traitant de l’homosexualité ? Y a-t-il un changement quant à la fréquence de leur présence aux réunions d’église ou aux rencontres de jeunes? Sont-ils/ elles très réservés(es) quand ils/ elles sont questionnés(es) au sujet de leurs amis ? Est-ce que leur apparence a changé ?

Aider un jeune luttant avec des sentiments d’homosexualité

Vous n’avez pas besoin d’être expert au sujet de l’homosexualité pour aider quelqu’un qui lutte avec ce problème. Les pré-requis principaux sont un engagement envers Jésus-Christ, un amour pour les adolescents, et votre disponibilité. Une personne sensible aux signes de lutte homosexuelle peut intervenir avec amour et aider un jeune à démêler ses sentiments.

Soyez certains de faire face aux problématiques dans votre propre vie et d’examiner vos motivations en premier. Est-ce que votre relation avec Christ est ferme ? Quelle est votre attitude face aux homosexuels ? Y a-t-il des domaines dans votre propre vie qui sont contradictoires avec la volonté de Dieu (spécialement votre sexualité) ?

Des lignes de conduite pratiques

Ne sautez pas aux conclusions : certaines personnes ont des sentiments homosexuels occasionnellement. D’autres se sont engagés dans un mode de vie homosexuel par curiosité ou pour l’engouement face à quelque chose de défendu. Ces personnes peuvent questionner leur orientation sexuelle mais elles ne sont pas homosexuelles. Évitez de les étiqueter. S’il y avait quelqu’un avec qui en parler et les rassurer de leur sexualité, ils pourraient être en mesure de faire face à la situation.

Ne réagissez pas outre mesure : Attendez-vous à des « révélations » inattendues. Si une relation de confiance est bâtie, le jeune pourrait vouloir tout partager avec vous. Ceci peut arriver à un moment inattendu et il/ elle sera probablement hyper-sensible à tout signe de condamnation ou de rejet. Toute réaction disproportionnée pourrait causer un plus grand éloignement.

Communiquez votre acceptation : N’ayez pas peur de les encourager de votre soutien par le toucher. Vous n’avez pas à craindre qu’ils interprètent votre geste comme une preuve que vous fermez les yeux sur leur comportement par votre acceptation en tant que personne.

N’interprétez pas leurs sentiments à la légère : L’échec de prendre au sérieux les sentiments des jeunes risque de représenter nonchalamment une lutte qui est en vérité agonisante. Ces sentiments ne s’en iront pas si facilement ou avec les années. Écoutez, faites preuve d’empathie et priez.

Ne les rejetez pas : Ils/ elles vont probablement s’attendre à ce que vous les rejetiez une fois que vous connaîtrez la vérité. Avec un amour inconditionnel et d’acceptation, vous pouvez les aider à briser le cycle de rejet. Ne paniquez pas s’ils/ elles expriment des sentiments sexuels à votre égard. Le sexe et l’intimité peuvent être inter-reliés dans leur pensée. S’ils tombent, ils ont besoin de quelqu’un pour ramasser les pots cassés et les remettre dans la bonne voie.

Ne craignez pas de leur démontrer de l’amour : L’amour de Jésus peut être mis à l’œuvre par la communication verbale qui est conséquente avec des preuves concrètes d’acceptation, de souci sincère et de disponibilité. Ne craignez pas de toucher votre adolescent d’un calin réconfortant ou d’un bras protecteur autour de ses épaules. Le toucher n’est pas sexuel mais affectueux.

Ne leur permettez pas d’être trop dépendant de vous : Jésus-Christ est la réponse, pas vous. Seulement Dieu peut amener les changements nécessaires. Vous êtes un instrument entre les mains de Dieu et vous n’êtes pas infaillibles. Admettez volontiers vos limites. Dirigez votre jeune ami(e) dans une marche plus approfondie avec Jésus et une plus grande dépendance de Lui.

Soyez leur ami(e) : des amis sont une ressource des plus précieuses, mais ils sont une denrée rare. Établissez une relation de confiance. Ne violez pas des confidences qu’on vous a partagées. Pourvoyez à un endroit sécuritaire où il/ elle peut partager des sentiments négatifs sans critique ni réprimande.

Dirigez-les vers Jésus-Christ : vous ne présentez pas un code moral ou seulement la promesse de l’hétérosexualité. Vous offrez Jésus-Christ. Dieu est intéressé à la rédemption de toute la personne, non seulement sa sexualité. Pointez leur attention loin de leur péché sexuel et aidez-les à voir Jésus comme la réponse à tous leurs péchés. D’une relation authentique avec Christ viendra le désir et la capacité par l’Esprit-Saint de faire Sa volonté, même au niveau de la sexualité.

Voir la personne dans sa totalité et non en tant que « homosexuelle » : Évitez d’orienter exclusivement la conversation sur l’homosexualité. Aidez votre jeune à se voir à travers les yeux de Dieu, comme une personne entière, et non comme un être sexuel seulement.

Comme plusieurs autres péchés, l’acte homosexuel a été utilisé comme un moyen pour rechercher l’amour et l’affirmation de soi. Pourtant, cet amour et cette acceptation peuvent seulement provenir de Jésus-Christ. Aussi, n’étiquetez pas l’adolescent comme homosexuel, car par le fait même vous validez une identité pécheresse.

Aimez assez pour confronter : Aimez assez pour être honnête. Ne démissionnez pas par rapport au standard de Dieu. Ne craignez pas une confrontation dans l’amour qui hait le péché mais aime le pécheur. Évitez la tentation de rompre avec le jeune si lui/ elle ne se mesure pas à la hauteur de vos attentes.

Partagez vos expériences de vie : Vous ne serez peut-être pas capable de compatir avec les sentiments homosexuels, mais vous avez vécu le rejet, la solitude, la souffrance et la convoitise. Alors que vous partagez des luttes personnelles dans ces domaines et comment leur faire face, vous aidez le jeune à mettre ses problèmes en perspective et à lui donner l’espoir pour les surmonter.

Soyez patient(e) : Les sentiments homosexuels ne changeront pas en une nuit. Le changement va venir avec le temps, la guérison et le support compatissant d’amis. Résistez à la tendance de juger le progrès du jeune, votre propre capacité comme aidant(e), ou la puissance de Dieu à apporter le changement à Sa façon et en Son temps. Ne cédez pas au découragement, mais priez continuellement pour eux.

Dirigez-les vers des ressources qui vont les aider : N’avisez pas l’adolescent d’aller chercher conseil à moins de connaître le point de vue du pasteur ou du conseiller au sujet de l’homosexualité et la forme de thérapie utilisée. Parlez-leur d’Exodus International. Exodus offre des services de groupes-support et de conseil qui seront aidants. Même si l’adolescent(e) reçoit de l’aide, restez en contact avec lui/ elle. Il/ elle aura quand même besoin de votre amitié et de votre support.

Adapté d’un article de Bud Searcy, 1991

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